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A NE SURTOUT PAS RATER POUR QUI SOUHAITE SE FAIRE UNE IDEE SUR LE GEANT MONDIAL DES PESTICIDES ET DES OGM ET SES TECHNIQUES ET PRODUITS PEU RECOMMANDABLES :
LE BLOG DU REPORTER ICI
Au fil de mes pérégrinations sur Dailymotion, je suis tombé sur ce reportage diffusé il y a quelques mois sur Arte.
Le sujet est rebattu, les arguments toujours à charge, et les effets sur notre environnement, notre économie, (nos consciences?), sont tout sauf faciles à digérer.
Alors, en complément de ce reportage, je me contenterai de vous poser une simple question : avez-vous en votre possession un produit financier dont vous ne connaissez pas avec précision la contenance en valeurs et l'usage qui en est fait par les marchés?
Car il faut savoir que chaque roupie que vous investissez dans ce type de produit rend potentiellement possible ce qui se passe tout là-bas en Argentine. Loin des yeux loin du coeur.
Chaque centime d'euro confié à votre banquier dans le cadre d'un portefeuille financier "dynamique" sert ensuite des investisseurs pour qui le profit à court terme est la seule religion.
N'est-ce pas ce que vous lui demandez aussi?
Alors, sur la "place" financière, les traders font leur boulot avec brio, investissant des sommes pharamineuses une fois dans le blé ukrainien, une autre dans le liège portugais, mais aussi dans ce fameux soja argentin dont il est question ici.
Chaque personne en France et ailleurs dans le monde rend cette chose possible dès lors qu'elle est titulaire de ce type de portefeuille d'actions.
Je ne parle pas des obligations d'état, des fonds monétaires, des livrets A (évidemment pas du livret développement durable non plus), mais bien des actions qui sont le résultat de la mise en place d'une économie spéculative.
La théorie du chaos n'en est plus une, car le petit papillon épargnant que vous êtes peut-être est bien à l'origine de ce qui se passe là-bas, de cet épuisement des terres, de ces maladies vénéneuses qui touchent la paysannerie locale et que les institutions ne veulent pas reconnaitre, de cet irrémédiable recul de la biodiversité, de cette disparition de forêts primitives à coup de bulldozer (qui recèlent sans aucun doûte une multitude d'espèces non encore connues capables de nous donner la solution naturelle au traitement thérapeutique de telle ou telle maladie incurable à ce jour), de cette fuite en avant, et du commerce florissant de ceux qui n'en ont cure de ce que leurs descendants pourront bien raconter à leurs enfants lorsqu'ils demanderont naïvement : "C'était comment la Terre avant Monsanto, maman?"
Je fais le vœu qu'à cette question je pourrai donner une réponse assez proche de la réalité que j'ai connue, comme pour donner la dimension de cette beauté évanouie que mes enfants n'auront pas le plaisir de contempler par leurs yeux. J'espère tant avoir le langage coloré et le verbe gai malgré tout pour qu'ils partagent un peu de mes souvenirs.
Et j'espère aussi que nous serons chaque jour toujours plus nombreux à dénoncer notre propre idiotie.
Bon visionnage.