Ça y est, ça me pendait au nez depuis un moment, mais mon manque flagrant d'assiduité n'a fait que simplement repousser l'échéance : me voilà grand manitou d'un jour...
Et ce jour est fixé au vendredi 25 juillet, où nous pourrons, une fois encore célébrer la grand messe mondialisée des vinibloggers de tous horizons.
Et ce mois-ci, c'est aux vins de table que je vous invite à rendre hommage, ou plutôt à ces drôles-de-jus produits par ces vignerons-atypiques-qui-font-des-vins-atypiques (oh les saligauds!)
Alors, si dans un de vos méandres mnémoniques vous vous rappelez avoir bu un de ces jus qui vous ont démantibulé les principes, bouleversé les fondements ou encore ratiboisé la base, et que depuis, votre vie n'est plus la même...
Ou si quelque part dans votre besace vous avez cette bouteille que quelqu'un que vous pensiez être un ami vous a offerte et que vous n'osez même pas déboucher pour déglacer un fond de gamelle...
Ou si ce caviste que vous pensiez si pertinent devient chaque jour plus insistant à vous convertir à la marginalité des étiquettes blaffardes et minimalistes, à cette bouteille de maquisard vendue à prix d'or que tous ces idiots de bobos glougloutent par carton de 12 un sourire niais (méprisant?) aux lèvres...
Alors, vous êtes mon homme!
Ou ma femme.
Euh non, pas vraiment ma femme évidemment.
Ni ma femme d'un soir bien sur, ah les coquines je vous vois venir, enfin vous voyez ce que je veux dire ;-)
Car la chose est complexe, et souvent terriblement injuste, tant beaucoup parmi ces flacons méritent les honneurs.
Qu'il soit mis à l'écart par les instances de l'agrément (les réducteurs de tête), hors circuit pour non conformité irréversible, issu d'une méthode d'élaboration ou d'un cépage que même les Anciens ont oubliée ou tout simplement sciemment vindetablisé par son géniteur, ce flacon est une expression fugace d'un raisin souvent libéré des carcans et à qui on reproche simplement de ne pas rentrer dans la case, ou le rang c'est comme vous voulez.
Avant d'entamer cette quête, rappelez-vous simplement que comme l'appellation d'origine contrôlée sait parfois très bien porter son nom (c'est seulement l'origine qui est contrôlée...), un vin de (grande) table le peut tout autant!
Pour les nouveaux et les amnésiques, un petit rappel des règles élémentaires :
1 - Choisissez un vin qui correspond scrupuleusement au thème ci-dessus.
2 - Vos notes de dégustation doivent être mises en ligne sur votre
blog entre 00h01 et 23h59 le vendredi 25 juillet (à chacun son
fuseau, non non je ne parle pas du pantalon)
2 - Plus que jamais, le contexte de dégustation est un élément-clé dont l'efficacité peut se révéler redoutable si l'on veut convertir la masse grouillante (gluante?) des buveurs d'étiquettes, alors merci pour votre rapport circonstancié.
3 - Envoyez-moi votre nom, le nom de votre blog et un permalien vers
votre article avant minuit le vendredi 25 juillet. Mon hébergeur ayant succombé à l'épidémie de sarkozyte aiguë (syndrome sécuritaire de plus en plus répandu en Europe de l'ouest et affectant l'hémisphère droit du cerveau tout en paralysant le gauche), il vous sera impossible de poster des commentaires sur ce blog à moins de faire partie de la communauté de Vox, c'est pourquoi je vous invite à me faire suivre ces informations à l'adresse figurant au bas de ce billet.
4 - Enfin, et puisque pour l'hémisphère nord la saison se prête assez bien au pique nique, n'hésitez pas à boire votre vin de table même quand il n'y pas de table.
Chers ami-e-s, je déclare la chasse aux objets vinicoles non identifiés ouverte!
Chers amis, maintenant que je suis à jour d'à peu près tout, voici l'intégralité du programme de cette année :
Jeudi 10 juillet :Guillaume Reynouard, du Manoir de la Tête Rouge (Le Puy Notre Dame - 49)
AOC Saumur brut non dosé 2002 (40 mois de lattes nididju!)
AOC Cabernet de Saumur 2007 Bille de Clown (rosé tendre au fruité XXL)
AOC Saumur rouge 2006 Bagatelle (rouge vaporeux pour soirée sous les étoiles)
AOC Coteaux de Saumur 2003 (moëlleux rarissime)
Jeudi 17 juillet : Frantz Saumon (Montlouis sur Loire - 37)
AOC Montlouis 2007 Minérale + (demi-sec au charme ravageur)
Vin de Table 2006 La Petite Gaule du Matin (pétillant naturel de chenin)
Et en exclusivité : le Rosé des Faucheurs 2007, le tout servi sur un groupe de faucheurs volontaires d'OGM tourangeaux ...! (un peu de d'information, ça change de la désinformation ;-p)
Jeudi 24 juillet : Benoît Jardin (Ruillé sur Loir - 72)
AOC Coteaux du Loir rouge 2006 Vieilles Vignes d'Aunis
AOC Coteaux du Loir blanc 2002 La Fontenelle
AOC Jasnières 2006 Sur le Nez
Comme chaque année, ça commence à 19h, tout le monde est le bienvenu, et ça finit sous les étoiles.
Ce lundi, j'ai repris avec joie le chemin d
es vi
gnes. Sur mon carnet de route : la Touraine du Loir et Cher, et plus précisément le Cheverny. Après un rapide arrêt chez Hervé Villemade à Cellettes où je suis reparti lesté de quelques caisses de son rouge domaine 2007 et de son blanc barrique la Bodice 2006, je me suis aventuré à quelques encablures de là chez un monsieur rencontré à Perpignan sur le salon Millésime Bio en janvier dernier, Michel Quenioux, du domaine de Veilloux à Fougères sur Bièvre.
Après un accueil impeccable de son épouse Sylviane, nous voilà parti dans les vignes. J'aime bien cette approche qui consiste à dire que si on veut comprendre un vin, on doit chercher dans les vignes. Après avoir recueilli son autorisation, j'ai mis le dictaphone en route.
Et aussi l'appareil photo
Lorsque les enfants mêmes se dressent contre le pouvoir en place pour tenter d'ouvrir les yeux des représentants des Nations Unies à Rio sur leur propre bêtise, il ne fait pas bon être un adulte des pays du nord...
Au 1er août 2009, les vins de table vont disparaître. Pour les
remplacer, la réforme de l’OCM prévoit la création d’une nouvelle
catégorie de vins dit « sans IG (indication géographique) » avec
possibilité de mentionner cépage et millésime, ce qui est aujourd’hui
interdit pour les vins de table. Cette nouvelle donne pourrait bien
bouleverser le profil de la segmentation du marché avec un volume
conséquent de vins, aujourd’hui agréés en vin de pays, qui pourrait
basculer vers cette nouvelle catégorie de vins. Dans le règlement
adopté en avril dernier, les contours de cette nouvelle catégorie de
vins décrits à l’article 53 sont encore très flous. Ce mardi 20 mai, la
Commission européenne a présenté ses propositions sur l’encadrement des
vins sans IG. Le sujet sera débattu lors du prochain Comité de gestion
vin prévu les 10 et 11 juin à Bruxelles.
Conçu comme un espace de liberté permettant aux producteurs
européens de disposer des mêmes armes que leurs concurrents du Nouveau
Monde sur le marché international, les vins sans IG bénéficient de
règles de production plus souples que les vins AOP ou IGP. C’est du
moins ce qu’a prévu la Commission européenne, mais chaque Etat membre
pourra s’il le souhaite adopter des mesures plus contraignantes pour
encadrer cette production. Voici à ce jour ce qu’a prévu Bruxelles
concernant ces vins sans IG.
Les rendements seront-ils limités ?
Non. L’Europe ne prévoit aucune limitation de rendement. De même, il n’est prévu aucune contrainte particulière concernant les techniques culturales de la vigne.
Pourra-t-on produire sur la même exploitation des vins AOP ou IGP et des vins sans IG ?
Oui. La mixité des productions n’est pas interdite. Il sera d’ailleurs possible de déclasser des vins AOP ou IGP en vin sans IG.
Quelles seront les pratiques œnologiques autorisées ?
Quelle sera la règle pour les assemblages ?
Les assemblages sont possibles entre les différentes régions de production d’un même Etat. Il est à priori interdit d’assembler des vins de différents Etats de l’Union européenne sauf s’il y avait un accord entre les Etats membres concernés et si l’assemblage ne concerne que deux régions limitrophes (ex ; la Catalogne française et la Catalogne espagnole). A ce jour, la Commission n’a reçu aucune demande d’états membres pour cette possibilité d’assemblage inter-états.A quelles conditions est autorisée la mention du cépage et du millésime ?
Seul un cépage pourra être mentionné. Il n’est pas prévu à ce jour de pouvoir indiquer des bi ou tri-cépages. La mention du cépage implique que le vin contienne 85% du-dit cépage. Il en est de même pour le millésime. Par ailleurs, les Etats membres auront la possibilité d’interdire la mention de certains cépages. Cette décision devra être fondée sur des critères objectifs et non discriminatoires qui seront définis par la Commission (ex : cépage dont le nom est une appellation contrôlée, cépages peu répandus qui impliqueraient des coûts de contrôle trop élevés..).Quelle sera la dénomination de cette nouvelle catégorie de vins ?
La mention vin de table disparaît. La Commission propose la dénomination « Vin des Vignobles de… « suivi du nom de l’Etat producteur. Toute référence à une indication géographique autre que le nom de l’Etat est interdite.Y-aura-t-il des contraintes sur les lieux d’embouteillage ?
Non. La commission n’a prévu aucune contrainte sur les lieux d’embouteillage.Quelles seront les conditions d’agrément et de contrôle ?
La commission a proposé trois « gardes-fou » pour encadrer la production :- ces vins devront faire l’objet d’une certification avec contrôle organoleptique pour valider que le cépage figurant sur l’étiquette corresponde au contenu de la bouteille.
- les exploitations viticoles qui produisent ces vins devront être habilitées par l’Etat membre
- les Etats membres devront imposer des règles de traçabilité garantissant la véracité des indications mentionnées sur l’étiquette. Ces règles devront être soumises à la Commission européenne.
Quand sera publié le règlement relatif à ces vins sans IG ?
Le délai va dépendre de la teneur des discussions qui s’engagent entre les Etats membres et la Commission européenne. En tout état de cause, il faudra que les textes soient publiés au plus tard le 1 août 2009, puisque c’est la date à laquelle le règlement entre en application.Source Vitisphère
Vous avez bien lu.
Ne me prenez pas pour un activiste borné et obsédé par big brother.
Notre bon vieux cochon est dans le viseur de monsanto.
Ce dernier étant parvenu à décrypter son code génétique et à isoler un gène caractéristique des animaux les plus vigoureux, il a déposé une demande de brevet dans plus de 150 pays pour ensuite prétendre à des royalties sur l'ensemble des bêtes chez qui le fameux gène serait naturellement présent, et leur descendance...
Prenez le temps de réfléchir sur cette question déjà abordée sur ce blog, même si on peut penser que le vin n'est pas directement concerné.
Imaginez simplement la suite.
Dans le cas où des autorisations seraient obtenues dans les premiers pays, nul doute que les autres suivront.
Qui sera là pour défendre les éleveurs, déjà fragilisés par tous les malheureux précédents sanitaires qu'on leur connaît?
Que deviendrait alors monsanto, déjà en situation de monopole sur le marchés des semences et n°1 mondial sur celui des pesticides?
Pour vous faire une idée, voici une vidéo plutôt claire sur la question :
Ok ok ok, je me fais prier certes, c'est vrai qu'en même tant que j'attendais fébrilement l'édition qui allait marquer mon entrée dans ce cercle des participants frappadingues des VdV (pour info à l'attention de celles et ceux qui ne connaitraient pas ces dégustations chroniques, tenues par des des bloggueurs internationaux autour d'un thème défini chaque mois, l'essentiel est là), le doûte m'assaillit soudainement : serais-je à la hauteur ?
En tout cas en terme de délais la réponse est clairement non, puisque je suis en retard les amis...
Malgré tout, et puisque ces prochains instants de liesse collective sont peut-être compromis par un lobby hygiéniste qui légifère à tour de bras pour nous baillonner, je me suis dit que cette fois-ci serait potentiellement la dernière occasion de témoigner à visage découvert...
Alors, venons-en aux faits, qui se lance dans un Vendredi du Vin sur le thème du Grenache dans tous ses états doit éviter les écueils autant que les lieux communs pour se faire lire. A la trappe donc le Roussillon que j'affectionne pourtant avec ses Banyuls et autres Collioure, idem pour Chateauneuf, trop convenu. Et pour ce qui est de la production hors France, en bon froggy chauvin, je suis aussi un parfait inculte...
J'ai donc jeté mon dévolu sur une bouteille atypique, la cuvée l'Authentique 2003, un Côtes du Rhône de chez Sylvie et Jean Beaumont du Domaine du Faucon Doré (Faucon - 84).
Atypique à plus d'un titre puisqu'un CdR issu à 100% de Grenache Noir ça court pas les rues. Et quand les vignes ont 80 piges, qu'on laisse faire la nature sur un millésime comme 2003 sous de telles latitudes ça donne ce que j'appelle un Jean Gabin, du genre qui ne passe pas inaperçu dans un repas.... 15° bien tassés (en comptant la marge d'erreur de 0.5° évidemment...), ça c'est bien le reflet d'une des caractéristiques de ce cépage : ça chauffe les oreilles!
Et comme tous les Jean Gabin que je connais, ils vous donnent le sentiment d'une étreinte fougueuse avec Mohamed Ali à minuit le 31 décembre... Donc c'est pas pour tous les jours évidemment.
C'est bien sur une image, je tiens à rassurer celles et ceux qui me connaissent en leur martelant que je n'ai pas changé de confession pour autant ;-)
Parfois un petit 12.5° peut vous assommer sans crier gare, alors que celui-ci est parfaitement équilibré.
Très gourmand certes vous avez deviné, mais aussi doté d'un fruit intense qui porte les arômes percutants de réglisse et de truffe. J'ai donc été particulièrement surpris de constater que l'accord d'hier soir s'est tout de même opéré sans heurt, sur un délicat risotto aux cèpes qui a joué à saute mouton avec la truffe du vin.
Bien sur il aura fallu passer par un carafage assez long (3 heures) pour assouplir une trame tannique encore assez peu fondue, et prendre soin de servir le vin point trop chaud (14° pour réhausser le fruit). Lorsqu'on prend la peine de réunir ces conditions, le miracle opère ;-)
Je renouvelle donc mes félicitations au couple Beaumont, des Grenache comme ça j'en veux pour toute la vie!
Et mes remerciements chaleureux à Geneviève du blog Gare Aux Goûts qui hébergeait cette 12ème édition, pour sa grande patience et son indéfectible détermination.
Pour celles et ceux qui doutent encore du véritable impact des pesticides sur le vin en tant que produit fini, voici ce que dit un article paru aujourd'hui sur le Journal de l'Environnement et qui fait mention de doses résiduelles de pesticides plusieurs milliers de fois supérieures aux concentrations définies par la législation pour l'eau potable :
Le vin n’échappe pas aux pesticides
Une campagne de tests réalisée par le réseau d’ONG Pesticides action network Europe (PAN-Europe) sur 40 bouteilles de vin rouge achetées dans l’Union européenne montre que 100% de celles qui sont issues de l’agriculture conventionnelle contiennent en moyenne plus de 4 résidus de pesticides différents. Les bouteilles prises en compte proviennent de France, d’Allemagne, d’Afrique du Sud ou encore d’Australie, et selon le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) membre de PAN-Europe, 34 sont issues de l’«agriculture intensive» et 6 de l’agriculture biologique.
Un Bourgogne premier cru contient 9 pesticides différents, et la bouteille la plus contaminée, qui provient d’Allemagne, en renferme 10. Parmi les 6 vins biologiques, 5 n’ont aucun résidu de pesticides. Un en présente de faibles quantités, et selon le MDRGF, «cette présence est expliquée par les dérives des pulvérisations en provenance des parcelles voisines».
L’association précise que les niveaux de contamination mesurés dans le cadre de cette étude sont jusqu’à 5.800 fois supérieurs aux concentrations maximales admissibles (CMA) autorisées pour les pesticides dans l’eau du robinet, sans toutefois dépasser les limites maximales de résidus (LMR) autorisées dans le raisin. «Il est grand temps, conformément aux décisions du Grenelle, que la viticulture réduise sa consommation de pesticides et donc l’exposition des consommateurs en privilégiant les techniques alternatives aux pesticides», estime François Veillerette, président du MDRGF et administrateur de PAN-Europe.
Source JDLE
Voici également une copie de l'article du Canard Enchaîné consacré à l'affaire en date du mercredi 2 avril dernier :
Quelquefois un duo déjanté de chanteurs à la petite semaine peut à lui seul comment dit-on déjà?...
Ah oui : "remettre le facteur sur le vélo"
Ok c'est aussi une occasion facile de faire une nouvelle fois panpancucu au gouvernement en place, mais il vaut mieux une satyre bien faite qu'un compliment déplacé!
A visionner sans modération (tiens, pour une fois que je peux le dire comme ça moi tiens hé)
A NE SURTOUT PAS RATER POUR QUI SOUHAITE SE FAIRE UNE IDEE SUR LE GEANT MONDIAL DES PESTICIDES ET DES OGM ET SES TECHNIQUES ET PRODUITS PEU RECOMMANDABLES :
LE BLOG DU REPORTER ICI
Et bientôt nos éleveurs demanderont à Monsanto le droit d'élever ce cochon. C'est complètement absurde ! read more
on Le cochon menacé par un copyright...